Syndicat National des Directeurs et Directrices d'Ecoles Catholiques

Chefs d'Etablissement du 1er degré

 

VIE DES REGIONS & EMPLOI

 

A l’école de la liberté

Suite à la lettre électronique aux adhérents n° 131 du 9 décembre 2009, voici quelques témoignages de nos collègues sur cette journée :

Marie-Françoise TUCOULET, chef d’établissement de l’Ecole Saint-Joseph à Albi (81)

Le vendredi après-midi, nous avons mélangé et réparti tous les enfants de l'école en 8 groupes. Nous avons intégré à ces groupes 5 enfants de l'école Passerelle.

Les élèves ont participé à deux ateliers dans l'après-midi. Ensuite nous avons partagé le goûter.

Ateliers proposés sur le thème de la liberté : peinture, poésie, bricolage, mime, musique, chants, danses, contes, réalisation de tableaux à l'aide de collage et préparation du goûter  pour tous à la fin de l'après-midi.

Les enfants ont participé activement, ils ont créé des panneaux, des poésies, des mimes... Les enfants de la Passerelle souhaitent revenir pour ce genre d'activités et les enfants de l'école Saint-Joseph ont appris à accueillir des copains différents...

Les grands du primaire aidaient les petits de maternelle et cela développe une convivialité dans l'école... Cela a permis aux enfants de réfléchir, de chercher, de créer, d'apprendre à être patient, d'écouter l'autre, d'accepter qu'il n'y ait pas une seule réponse possible, d'évoquer et de mobiliser ce qu'ils savaient et de faire des liens.

Le bilan est positif aussi pour l'équipe car cela permet de s'arrêter pour poser, réfléchir ensemble.

 

Gérard DERON, chef d’établissement de l’Ecole Privée Marie Rivier à Sorgues (84) :

Grandir :

-      On grandit en taille, en âge

-      On change de goûts, on connaît plus de choses

-      On devient des parents, on est plus correct

-      C’est devenir soi-même, devenir sage, devenir autonome

-      C’est pouvoir décider soi-même, choisir et se débrouiller

-      C’est donner, recevoir, rendre.

 

La liberté, se sentir libre :

-      C’est être tout seul, dans un espace sans murs, vivre dans la nature, faire ce que l’on veut

-      On fait sa vie (on a le permis, on peut sortir, partir en vacances)

-      On peut faire ce qu’on veut mais il y a des règles à respecter

-      C’est être solitaire, s’amuser, être heureux

-      C’est faire des choix, se faire plaisir, être libre dans ses sentiments

-      Ce serait la pagaille si la liberté c’était de faire ce qu’on veut quand on veut. La liberté a des limites, pour que la liberté puisse exister, il faut des règles, des lois

-      Pour se sentir libre, il faut demander la permission pour être tranquille.

 

L’école t’aide-t-elle à être plus libre ?

-      Il faudrait que tout le monde soit plus calme, qu’il n’y est plus de bagarres, casser les murs de la cour, n’aller à l’école que le matin

-      Oui, pour être libre, il faut savoir des choses pour choisir et apprendre le métier que l’on veut, pour construire sa vie seul.

 

Quelques réflexions à partir de trois photos :

-      l’amitié, la complicité, le partage : compter sur, la confiance, s’aimer, demander conseil

-      la dispute, le désaccord : la bagarre, les insultes, le racisme, demande de réparation, le dialogue

-      le handicap : la complicité, la normalité, se comprendre, la discrimination, la solidarité, difficile de partager certaines activités donc, certaines pensées.

 

La liberté implique le respect de l’autre avec  ses différences.

 

Anne LACIRE, chef d’établissement de l’Ecole du Sacré Cœur à Janzé (35) :

Dans notre école, nous avons choisi de faire vivre un temps de liberté aux élèves. Les classes de cycle I et III se sont "mixées" pour vivre ce temps, les classes de cycle II l'ont vécu avec leur groupe d'élèves.

Dans un premier temps, les élèves vivaient sans consignes. Des réactions assez diverses ont été observées :

-      enfant préférant vivre ce temps pour soi,

-      enfants grands et petits jouant ensemble,

-      élèves abolissant toutes règles de vie,

-      élèves jouant par âge.

A la suite de ce temps, un débat alimenté par un questionnaire a été vécu en classe.

Il apparaît sans étonnement que "la liberté ou l'école de la liberté" est une école de récréation, de bavardages, de jeux..., mais également de règles de vie nécessaires à la vie en collectivité, à la construction de soi et sa vie d'adulte.

Et puis, des enfants ont fait le constat que :

-      "c'est bien de partager et de jouer chacun son tour",

-      "il faut laisser les autres choisir",

-      "on est là pour apprendre alors on ne peut pas jouer tout le temps".

Des photos ont servi également de support à ce temps de débat et les compte-rendus ont été soit affichés aux fenêtres pour que les familles en prennent connaissance, soit reliés dans des livrets.

Voilà, pas de grande originalité dans ce temps vécu mais nous souhaitions avant tout sensibiliser nos élèves à ce lien entre "liberté et l'autre".

Ce temps sera repris avec les parents dans le cadre du Conseil d'établissement.

 

Patrick RICHARD, chef d’établissement de l’Ecole Pierre Faure à Chauffailles (71) :

Thème de la journée : L’écriture du projet d’établissement 

Travail d’équipe riche et difficile pour traduire en mots simples nos convictions éducatives.

L’objectif essentiel de ce projet : Prendre du temps pour vivre en équipe et donner du temps aux enfants pour grandir.

 

Sabine KNOCKAERT, chef d’établissement de l’Ecole Saint Louis à Tourcoing (59) :

Notre école fait partie d'un ensemble scolaire comprenant l'école primaire, le collège et le lycée. Ce qui forme l'EIC.

 

Nous avons mené trois réflexions : 

1.    Au niveau des élèves :

Nous avons organisé dans chaque classe des débats "philosophiques" sur le thème de la Liberté : mes libertés, celles des autres.

Ce fut des échanges très riches et parfois très surprenants (en bien)

2.     Au niveau des parents :

Nous leur avons remis la plaquette diocésaine avec un questionnaire comprenant trois questions :

-      En quoi vous retrouvez-vous dans ce document ?

-      En quoi ne vous retrouvez-vous pas dans ce document ?

-      En quoi pourriez-vous vous y retrouver?

Nous avons "dépouillé" les questionnaires et en avons discuté entre collègues. Nous projetons un échange avec les différents partenaires de l'école lors d'un conseil d'établissement.

3.    Au niveau de l'ensemble scolaire :

Toute l'équipe éducative de l'EIC était conviée à une réflexion sur la plaquette diocésaine après une intervention du père Raphael Buyse. Puis, en petits groupe,s nous avons relu et nous nous sommes interrogés sur le contenu de ce document en le critiquant de façon positive et négative.

Voilà, ce fut enrichissant. Mais nous espérons que ce vaste sujet fera l'objet d'autres journées de réflexion dans le cadre des prochaines Assises. Il y a matière pour s'y arrêter plusieurs années de suite.

 

 Véronique PATOUT, chef d’établissement de l’Ecole Marcellin Champagnat à Feurs (42) :

 

Lors de cette journée, nous avons réfléchi avec les enfants sur le thème de la liberté et des droits.

Les élèves se sont exprimés en classe sur leur droit, ou un droit choisi puis l'ont copié  sur un panneau, l'ont décoré puis ont formé avec 10 panneaux la marelle des droits de l'enfant.

 « Dans notre classe, on a eu un enfant qui avait des béquilles. C'est là qu'on s'est aperçu que c'était difficile. Il y a des droits mais aussi, il y a des choses normales qu'on doit faire sans y être obligé ».

La marelle a été exposée dans la cour en fin de journée puis sera fixée au mur.

Journée riche en partage, en réalisation commune, journée fédératrice !

 

 Jean-Patrick MANARANCHE, chef d’établissement de l’Ecole Notre-Dame à Quintin (22) :

Le cinquantenaire de la loi Debré amène l’enseignement catholique à interroger son espace de liberté pour innover davantage, dans le but d’une meilleure adéquation entre les exigences liées aux apprentissages, notre projet éducatif et la réponse appropriée aux attentes des familles.

Le goûter avec les familles, durant cette journée des communautés éducatives, est une étape festive dans notre démarche à l’occasion de laquelle ce sont les enfants qui ont invité leurs parents à entrer dans l’école.

A la suite des festivités, les parents d’élèves de CM2 ont pu assister à une présentation de la 6e, conduite par M. Coulouarn, directeur du Collège-Lycée Saint-Nicolas – Jean XXIII.

Cette année, à l’école Notre-Dame, nous nous penchons plus spécialement sur la place du livre et de la littérature dans la vie de nos enfants. A n’en pas douter, la lecture, le livre et la culture entretiennent des liens étroits avec la construction de la liberté.

Souhaitons que ces échanges entre les membres de la communauté éducative nous permettent d’évoluer dans nos pratiques et nos propositions éducatives.

 

 

Philippe FORGET, chef d’établissement de l’Ecole St Louis Blaise Pascal

 à Choisy-le-Roi (94) :

Habiter nos espaces de Liberté pour l’accueil de TOUS !

Participation de toute l’équipe éducative (enseignants, personnel OGEC)

Nécessité de travailler en réseau d’établissements pour l’accueil de tous (flux des élèves, structures d’accueil adaptées aux élèves en grandes difficultés, aides financières entre établissements…)

Notre établissement avait fait preuve d’initiative en créant, bien avant les Assises de l’Enseignement Catholique, « une classe passerelle » qui répond toujours aux réalités du terrain, pour le bien des enfants ayant un parcours atypique ou de grandes difficultés d’apprentissage ; classe reconnue et appréciée par tous.

Cette classe correspondait aux objectifs de travail et à nos possibilités de voies nouvelles de notre espace de liberté.

Pourquoi cette classe, qui fonctionnait très bien, a t-elle été fermée ?

Nous constatons, depuis cette fermeture, que les élèves qui relevaient de cette structure originale et fort utile, souffrent de leur différence lorsqu’ils sont intégrés, toute la journée, dans une classe à grand effectif, malgré l’attention particulière portée par les enseignants qui les accueillent.

D’autre part, nous observons que d’autres enfants devraient en bénéficier.

C’est la raison pour laquelle l’ensemble de la communauté éducative souhaite la réouverture de cette classe ou d’une structure d’accueil style CLIS 1 ;

Nous soulignons également un besoin de formation en école pour l’ensemble de la communauté éducative afin de poursuivre l’accueil de tous et mieux gérer les difficultés rencontrées.

 

 Brigitte DUBLOC, chef d’établissement de l’Ecole Sainte Marie à Secondigny (79) :

Nous avons pris le pari avec le collège Saint Joseph de Secondigny de faire un temps de pause en ce premier vendredi de décembre en réfléchissant sur le fonctionnement de nos établissements.

Nous avons mélangé nos élèves du CE1 à la 3ème en groupe de 15 élèves sur les quatre entrées suivantes :

1- Éduquer à la liberté par la rencontre

2- Éduquer à la liberté par la force du vivre ensemble

3- Habiter nos espaces de liberté par l'exercice de la responsabilité

4- Habiter nos espaces de liberté par l'initiative et la créativité

Ceci sur la matinée et dans l'objectif de faire une présentation au grand groupe sous forme de sketches ; les enfants de maternelle et CP nous ont rejoints en milieu d'après midi.

Les animateurs des groupes sont les professeurs des écoles, du collège et des mamans volontaires pour animer cette journée.

Pari réussi, les enfants de l'école découvrent le collège et les collégiens prennent la parole sur leur fonctionnement.

 

 Marie-Christine DIENST, chef d’établissement de l’Ecole Sainte Marie à Bagnères de Luchon (31) :

Nous avons fait notre journée des communautés éducatives, jeudi 10 décembre.

Le matin a été un temps de réflexion sur le thème de la liberté. Des affiches, des jeux de mains, des acrostiches sont sortis de cette réflexion, notamment un slogan : " La liberté c'est avoir des règles et des limites".

Après un temps de mise en commun, nous avons mélangé toutes les classes et fait des groupes pour bricoler ensemble pour le marché de Noël.

L'après-midi, nous avons continué nos bricolages et sommes allés voir un spectacle sur l'amitié, la découverte de l'autre, l'apprentissage de la différence.

C'était une journée de pause très appréciée de tous.

 

 Claudine DUCREUX, chef d’établissement de l’Ecole Saint Joseph à Cremeaux (42) :

1 – LES PETITS :

Premier temps, avec les maternelles, pendant l’atelier littérature, il a été lu « Foufours et Wakarie », puis les GS et CP ont débattu autour de « comment aller à la rencontre des autres », « qui est son prochain ».

Voici leurs réactions :

On est tous moi (Léa), mais on peut aller chez « toi » (Corentin), chez les autres (Léa) en se disant bonjour (Marie). Pour se rencontrer (Corentin), il faut se parler (Julien) et aimer son prochain (Alexis).

Son prochain, c’est son frère ou sa sœur, c’est papa ou maman (Julien/Alexis), son copain, sa copine (Marie), son cousin, sa cousine (Célestine).

On dit tous « moi », mais on est tous différent (Marion).

« JE SUIS LE PROCHAIN DE…. »

Francis : Cyprien                                                    Lisa : Lauryne

Benoît : Cyprien                                                     Lauryne : Marie

Cyprien : Benoît                                                     Hugo : Océan

Julie : Jade                                                              Océan : Corentin

Célia : Lisa                                                              Marion : Lisa

Marie : Léa                                                               Alexis : Corentin

Corentin : Océan                                                    Julien : Corentin

Célestine : Léa                                                        Léa : Alicia

 

2- LES CE-CM : 

Explication de ce que sont les journées éducatives.

Lecture d’une parabole (explication du terme) = « L’homme blessé »

Débat : Qui a besoin que tu l’aimes ?

             Qu’est-ce que c’est « aller à la rencontre des autres » ?

On aime nos parents (Quentin), enseignants (Jean-Baptiste), (Emma), eux aussi ont besoin d’être aimé.

On a besoin d’aimer et d’être aimer pour ne pas être seul. (Jean-Baptiste)

Aller à l’école, c’est pour aller à la rencontre d’autres. (Clément)

Difficile d’aimer tout le monde. (Hyppolite)

Rencontre avec Jésus et Marie. (Clément)

Rencontrer l’autre c’est aussi lâcher les amis, pas assez d’amour pour aimer tout le monde. (Emilien)

Difficile d’aimer les différences. (Bastien G)

On ne peut pas aller dans tous les pays. (Lucie)

Envie de voyager pour rencontrer les autres. (Bastien V)

Difficile de garder des liens. (Quentin)

Les amis peuvent profiter de nous. (Hyppolite)

Difficile d’aimer quand on ne nous aime pas. (Marie-Céline)

Peur d’être rejeté (Clément) : nécessite quand même d’essayer la rencontre car il y a plus de chance d’être accepté.

Peut-être prendre le risque, faire des efforts, peut-être laissé tomber.

Etre différent ?     C’est avoir des gouts différents ou être physiquement différents ?

La différence : un atout pour l’ouverture aux autres. (Emma)

Une difficulté : difficulté d’accepter. (Quentin)

La différence permet la création d’un réseau. (Bastien V)

L’identité c’est la différence ; le fait que l’on soit tous identiques nous ferait perdre notre identité propre. (Jean-Baptiste)

 

LE JEU DES DIFFERENCES :

Où j’aimerais vivre ?  campagne – étranger – camping-car – Paris.

Qu’est-ce qui te mets en colère ?  les autres – soi-même – les choses.

Ce qui rend heureux ? Les autres – les animaux – les choses – l’indépendance – les amis – mes parents – la famille.

 

 Emploi

Recherche pour la rentrée 2009 un chef d'établissement 1er degré pour l'école Marmoutier (Tours) : 11 classes. 280 élèves dans un ensemble scolaire comprenant un collège et un lycée. Etablissement sous tutelle des religieuses du Sacré-Coeur. Contact : Mme Colette Malpot - 19, rue Brochant - 75017 Paris - 06 60 82 43 66 cmalpot@yahoo.fr

 

Recherche d'un Directeur SAAR pour l'Académie Aix-Marseille

 

 

Aménagement de la semaine

 

 Consultation nationale